Jouer de concert: quand deux festivals s’allient

Un partenariat réussi pour le Festival de Chaillol et le FestiFaï accueillis par la Ferme du Faï ce 20 juillet dernier pour un double plateau et un double plaisir.

On aurait plutôt l’habitude de voir les festivals se disputer le temps des potentiels spectateurs en cette période estivale.  Ce 20 juillet, ce fut l’inverse. La Ferme du Faï (commune du Saix), connue pour accueillir les chantiers de Village des Jeunes – association réunissant des jeunes de tous pays et cultures autour d’un projet commun concret-, a vu naître en son lieu et pour la première fois un double plateau Festival de Chaillol/FestiFaï.

Qu’on ne se leurre, pas cette collaboration provient à l’origine…d’un conflit de dates ! Les deux festivals souhaitaient organiser un concert au même lieu le même jour. Mais quelle belle rencontre que ce conflit a produite. D’un côté, le Faï représentant la marque de fabrique du FestiFaï, revenu après 3 ans d’absence à son berceau créé par Jean-Michel Pillone, directeur du la Ferme du Faï à l’époque, et Philippe Séranne ; de l’autre Chaillol, « conjuguant les joies de la découverte musicale à celles d’une joyeuse itinérance dans le vaste territoire alpin ». Côté organisation, ce dernier s’est chargé de la billetterie afin de faciliter l’entreprise déjà colossale.

Ainsi, rencontres des cultures liées pour un temps à ce qui semble son contraire – des identités culturelles marquées, la patte artistique de Chaillol ; la fête s’ouvre sur les ardents musiciens de Mazalda accompagnés de Sofiane Saidi, la voix du raï et Manu Théron, voix de l’occitan. Le raï se marie à l’occitan sans accroche et ondulent dans les corps ; ce n’est plus musique mais mouvement et les voix réveillent images enfouies de paysages imaginaires, invitent à la danse sous les sons aux limites de la trance.

Les Trompes du Faï, système sonore unique en son genre, se charge de la transition qui n’est pas des moindres, les accents de Sofiane Saidi répercutés en échos contre la falaise : de 10 musiciens, on passe à 4 – Elsa Gelly, Line Tafomat, Katrin’Waldteufel et Philippe Séranne accompagnés des 3 jeunes danseurs de la compagnie Chrysalide.  S’ensuit une toute autre exploration vocale, au doux mélange non pas raï mais plutôt railleur, tantôt mélancolique ou joyeux sur des chansons originales des chanteurs ou de reprises de classiques de la chanson. La fête fait place à l’intimité, aux harmonies soigneusement accordées, à la respiration du silence entre les voix et les corps. La musique s’achève, naturelle, dans la nuit qui a déjà pris les plus jeunes spectateurs, endormis dans les échos de la montagne.

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Petits joueurs!

Au FestiFaï, on aime jouer avec les mots, avec les voix, avec les pianos…et du coup on ne s’arrête plus et on vous fait jouer vous!

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Premier jeu, jeu d’enfant si vous avez visité un peu ce site: la part belle au mot, mais aussi au piano ! Cette année, 4 plasticiens vont transformer de vieux pianos délaissés, les renouer au regard et au toucher du public, tous les jours à partir du 13 juillet dans le jardin de l’Ecomusée cheminot de Veynes. Saurez-vous associer leur nom à l’univers graphique dont ils sont les auteurs ?

MARIE-SOPHIE KOULISCHER – GAELLE DE FERAUDY – EMILIE TEILLAUD – MICKAEL RELAVE

 

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Deuxième jeu, toujours dans le même esprit! Mais qui chante quoi ? Puisque FestiFaï fait la part belle au (mééé)tissage des mots, voici un petit jeu d’association qui devrait mettre à l’épreuve votre connaissance de l’univers des 4 voix de FestiFaï 2017 !  (Réponses sur Hors format en ligne)

 

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Un méééétissage

 

 

LINE TAFOMAT/ ELSA GELLY/ CELLOWOMAN (Katrin w.)/ PHILIPPE SERANNE

« Tant de mots tant de pensées qui s’entrechoquent/ ricochent et disparaissent dans une onde de choc/ de la conscience de l’immensité qui m’entoure fait danser tour à tour la peur le vide et l’abondance abondance, abonder ok dans quel sens, j’abandonne mon essence, quand je perds ma foi et ma confiance […] »

 

« Comme un parfum de fleur légère/ dans les avenues de Manhattan/ Comme un grand vent de mai de femmes/ au milieu des pingouins d’affaire/ Un jour de printemps à Lisbonne/ les tout premiers se sont levés/ par millions ils ont semé la nouvelle donne […] »

 

« On s’est trouvés un lundi soir/ nés à nés sur le même comptoir/ Il faisait sombre/ Il faisait triste/ La vie ne nous souriait pas/ On aurait bien pu s’ignorer/ Au lieu de quoi on s’est parlé,/ Si je résume/ Comme on allume/ Un bout de chandelle dans le noir […] »

 

« Têtes de bétails, en licols blancs/ dans les voitures de premier choix/ Bardées de gras, le cœur saignant, l’élite debout, prête à l’emploi/ Entre bestiaux des beaux quartiers, on s’tient les côtes, on parlemente, on broute le temps de chez Cartier en désossant le CAC40 […] »

Etape suivante: trouver la mélodie…héhéhé!

Donnez vos réponses en commentaires! (Et peut-être je vous en donnerai les bonnes)